Une Sirène à Paris

Pour une fois, la bande-annonce d’un film a plutôt bien fait son travail. Il faut dire que, sur le papier, Une Sirène à Paris ne m’intéressait pas énormément. Mais en voyant les premières images, la curiosité a pris le dessus et je me suis finalement retrouvée en salles pour découvrir le deuxième long-métrage de Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos. Adapté du roman éponyme (également écrit par Malzieu), le film raconte l’histoire de Gaspard, un chanteur qui ne croit plus en l’amour et qui va faire la rencontre d’une sirène nommée Lula. Cette dernière a le pouvoir de tuer les hommes lorsqu’elle se met à chanter, mais elle ne semble avoir aucun effet sur Gaspard, apparemment immunisé contre la puissance de la créature. Mais jusqu’à quand ?

Conte des temps modernes, Une Sirène à Paris fait office d’OVNI dans le paysage cinématographique actuel (autant français qu’international). Il faut donc saluer l’originalité et la prise de risque d’un projet aussi ambitieux et différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Mais cela ne veut pas forcément dire que le film est entièrement réussi. Toute la mythologie entourant la sirène et ses pouvoirs fonctionne vraiment bien et l’évolution de la relation Gaspard-Lula est sans doute le point fort du film, qui peut compter entièrement sur les performances de Nicolas Duvauchelle et Marilyn Lima, dont l’alchimie fait des étincelles. Légère et poétique, leur histoire intrigue et nous offre quelques jolis moments, notamment lorsque la musique est mise en avant (avec Dionysos aux commandes, la bande-originale est l’une des belles réussites du film).

En revanche, j’avoue avoir beaucoup moins adhéré à l’univers burlesque et onirique de Mathias Malzieu et aux péripéties de ses seconds rôles. Il s’agit probablement d’une question de goût, car je reconnais le soin apporté aux décors et à l’atmosphère si particulière, mais ils ne m’ont pas vraiment fait voyager. L’histoire de la péniche Flowerburger qui sert de repaire à Gaspard manque de consistance et la quête du personnage de Romane Bohringer (loin d’être exceptionnelle) ne tient pas la route, en plus de souffrir de quelques longueurs.

Doté d’un scénario qui part un peu trop dans tous les sens, Une Sirène à Paris risque probablement de diviser les spectateurs. Certains seront charmés dès les premiers instants par l’univers si particulier de Mathias Malzieu. D’autres, moins touchés par l’ambiance, trouveront certainement le temps long.

 

+ : le duo principal (et l’audace de signer un film aussi ambitieux)

 : les seconds rôles

LA scène : l’enregistrement de la chanson

  • Note : 2,25 / 5

 

La bande-annonce :

 

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