Hope Gap

S’il y a un film que je suis contente que l’épidémie n’ait pas repoussé, c’est bien Hope Gap. Il est vrai que sur le papier, la thématique n’est peut-être pas des plus alléchantes puisqu’il s’agit de l’histoire de Grace et Edward, un couple de sexagénaires qui se sépare sous les yeux de leur fils unique, Jamie. Mais en plus d’avoir réuni les prestigieux Annette Bening, Bill Nighy et Josh O’Connor, le film a été tourné dans la petite ville côtière de Seaford, dans le sud de l’Angleterre. J’ai eu la chance d’aller m’y promener lors d’un de mes voyages à Londres (c’est à 1h30 de train) et les falaises qui longent la côte sont tout simplement magnifiques. On y trouve notamment le fameux Hope Gap (une petite plage qui apparaît à marée basse) qui donne son titre au film. Il n’en fallait pas moins pour me donner l’eau à la bouche.

Pendant la séance, je trouvais que le long-métrage avait des allures théâtrales et pouvait facilement être transposé sur scène. Et bien c’est l’inverse ! Le réalisateur William Nicholson (scénariste entre autres de Gladiator, Unbroken ou Breathe) a en fait adapté sa propre pièce de théâtre (The Retreat from Moscow) qui date de 1999. Ce n’est donc pas surprenant d’avoir affaire à un film extrêmement bavard, où les dialogues sont légions.

On devient alors les témoins de ce couple qui va progressivement se déchirer. Grace peine à se faire à l’idée de voir son mari, avec qui elle a passé sa vie pendant près de 30 ans, la quitter pour une autre. Son personnage n’est sans doute pas le plus sympathique de la triade, mais sa réaction paraît tout de même légitime. C’est vrai qu’il est plus facile de se positionner du côté d’Edward, son époux, qui expose la situation avec plus de calme et d’aisance que sa femme. Annette Bening et Bill Nighy s’en donnent à cœur joie et livrent d’excellentes prestations. Pour ma part, j’ai surtout apprécié le personnage de Jamie qui fait le messager entre ses parents et qui cherche à les aider du mieux qu’il peut. Je suis loin d’être objective, mais j’adore Josh O’Connor et son jeu tout en subtilité, et son personnage m’a beaucoup touchée.

De manière générale, les thématiques abordées et les réflexions autour de l’amour, du couple, du rapport parent-enfant et du temps qui passe, sont pertinentes et plutôt sensées. Il règne également un doux parfum poétique et un souffle mélancolique autour du film, porté par les sublimes paysages des falaises et du bord de mer, dont la présence pourra être interprétée de plusieurs manières. Bien sûr, il y a des chances pour que la poésie qui entoure le film et le sujet même ne passionne pas tout le monde. Certains trouveront aussi peut-être que les propos tournent en rond ou que la réalisation est trop convenue. De mon côté, ces petits défauts ont vite été éclipsés par les performances lumineuses des acteurs et par leurs échanges. Je serais même partante pour voir un revival de la pièce sur scène !

 

+ : le casting

– : la réalisation convenue

LA scène : la dernière

  • Note : 4,25 / 5 (coup de cœur personnel)

 

La bande-annonce :

 

 

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