Le Bonheur des Uns…

Fait notre malheur ! Ok, elle était facile, mais en voyant ce long-métrage, difficile d’éprouver un quel qu’autre sentiment. Le réalisateur Daniel Cohen adapte ici sa propre pièce de théâtre qui raconte l’histoire de quatre amis, dont les rapports vont changer lorsque l’une d’entre eux va soudainement devenir écrivaine et avoir du succès. Entre jalousie et incompréhension, le groupe sera au bord de la rupture.

Ce qui aurait pu s’avérer une sympathique comédie se révèle au final beaucoup trop paresseux et ennuyant pour convaincre. En fait, la première scène de groupe, celle du restaurant, permet de jeter les bases des caractéristiques de chaque personnage. On se trouve donc face à Léa (Bérénice Bejo, un peu trop scolaire), l’autrice transparente qui ne veut faire du mal à personne. Son compagnon Marc (Vincent Cassel), est l’inconditionnel macho jaloux qui ne supporte pas de moins réussir qu’elle. Le couple Karine-Francis, incarnés par Florence Foresti et François Damiens, essaie d’emboîter leurs pas et tentent à leur tour de prouver qu’ils ont un talent artistique, juste pour faire comme leurs amis. On pouvait s’attendre à quelque chose de mordant et de cynique, mais le fait est que le récit n’avance guère. Au contraire, l’écriture des personnages est si paresseuse qu’ils ne parviennent pas à évoluer convenablement. Certes, il reste quelques scénettes çà et là qui provoquent le sourire ou qui fonctionnent plutôt bien, mais leur nombre est trop insuffisant pour que la comédie fasse des étincelles.

Il faut dire aussi que les quatre amis sont loin d’être des personnages attachants. Je pense notamment à Karine dont la jalousie maladive la force à s’inventer des histoires et à fabuler à chaque occasion. Si Florence Foresti l’incarne vraiment bien, cela ne suffit pas à la rendre plus intéressante ou sympathique. Même son de cloche du côté des hommes qui, encore une fois, bénéficient de correctes interprétations, mais sont réduits à des storylines qui tournent en rond et à de pauvres running gags fatigants à la longue.

Le film manque ainsi de punch, d’audace et d’énergie qui auraient pu permettre de rendre cette comédie plus incisive, alors que la thématique de l’amitié offre des possibilités intéressantes. Les moments de tension interviennent trop tard pour marquer et l’on doit se contenter une énième fois du même type de scènes, sans constater une quelconque évolution.

Je serais curieuse de voir le résultat sur scène et de comprendre comment s’est passée l’adaptation sur grand écran car le résultat final n’est clairement pas sensationnel.

 

+ : Vincent Cassel et Florence Foresti (mais leurs personnages fatiguent)

– : la paresse de l’écriture

LA scène : la 2e dédicace à la librairie

  • Note : 1,25 / 5

 

Le bande-annonce :

 

 

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