Jungle Cruise

Ce n’est pas la première fois que Disney s’inspire de l’une des attractions de ses parcs pour en faire un film, le plus connu (et le plus lucratif) étant bien entendu la saga Pirates des Caraïbes. Ce nouveau projet, intitulé Jungle Cruise, partage d’ailleurs de nombreux points communs avec le premier volet de la pentalogie, mais trop en dire serait détruire le peu de suspense présent dans ce long-métrage. Se déroulant au début du XXe siècle, le film nous présente Lily, une sorte d’Indiana Jones au féminin, et son frère MacGregor, qui s’apprêtent à naviguer sur l’Amazone à la recherche d’une mystérieuse plante. Pour les aider, ils peuvent compter sur les talents nautiques de Frank, le capitaine d’un bateau spécialisé dans les croisières pour touristes. Mais forcément, le trio ne semble pas être les seuls à vouloir mettre la main sur cette plante…

Peut-être est-ce le fait d’avoir autre chose qu’un énième film de super-héros ou une suite d’une saga très connue, mais en tout cas, ce Jungle Cruise est loin d’être un ratage complet. Alors certes, il faut tout de même réduire ses exigences personnelles et ne pas s’attendre à un film sensationnel, totalement novateur et intéressant d’un bout à l’autre. Mais le côté aventure et chasse au trésor, ainsi que la sympathie des acteurs principaux fonctionnent relativement bien et l’ensemble se laisse regarder.

Justement, il y a fort à parier que sans le charisme de Dwayne Johnson et d’Emily Blunt, le film aurait eu une tout autre saveur. Même si le discours est toujours un peu le même à propos de Dwayne Johnson (loin d’être un acteur très subtil), cela serait mentir que de dire qu’il n’était pas fait pour le rôle. Quant à Emily Blunt, sa fraicheur et sa bonne humeur sont contagieuses et l’actrice semble avoir pris un réel plaisir à incarner cette aventurière qui n’a pas froid aux yeux. L’humoriste britannique Jack Whitehall complète le trio en incarnant un bourgeois plutôt coincé et peu friand d’aventure, mais qui n’hésiterait pas à suivre sa sœur jusqu’au bout du monde. Rien de très extraordinaire en revanche du côté des seconds rôles (Paul Giamatti) et des « méchants » (Jesse Plemons et Edgar Ramirez) dont la faible écriture empêche un quelconque développement.

Tout ce petit monde évolue donc dans cette jungle moite et verdâtre, comme nous le rappelle le magnifique filtre jaune/vert qui accompagne chaque film se passant en Amazonie. D’ailleurs, l’aspect visuel est peut-être ce qui pêche le plus : les effets spéciaux sont loin de convaincre à chaque fois (coucou le compagnon de Frank) et la mise en scène est parfois franchement molle pour un film d’aventure.

Il y a néanmoins quelques révélations narratives qui permettent de relancer le récit sans trop ennuyer le spectateur (même si le film aurait pu être raccourci). Il faut donc se laisser embarquer sans trop réfléchir et apprécier le long-métrage pour ce qu’il est : une aventure sympathique, assez différente de ce qu’on voit en ce moment et interprétée par des acteurs plutôt motivés. En revanche, les spectateurs trop exigeants devront probablement passer leur chemin.

: Queen Emily Blunt

 : des effets spéciaux plutôt ternes

LA scène : le passé de Frank (et celles des abeilles)

  • Note : 3 / 5

La bande-annonce:

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