Reminiscence

Passé un peu inaperçu, Reminiscence avait pourtant tout pour être un joli succès estival. Ce film à gros budget est la première réalisation de la cinéaste Lisa Joy, créatrice entre autres de la série Westworld avec son époux Jonathan Nolan (le frère de Christopher). La réalisatrice y imagine, dans un futur proche, une Miami sous les flots qui s’anime la nuit, lorsque la température est plus agréable pour les habitants. Nick et son associée Watts y tiennent un petit business : les clients peuvent venir revivre certains souvenirs à l’aide d’une étrange machine. Un jour, l’envoûtante Mae demande les services du duo car elle ne retrouve plus ses clés. Sa rencontre avec Nick fera des étincelles et la vie de l’homme risque bien de changer pour toujours.

Une fois la séance terminée, on se rend compte que le film avait un énorme potentiel mais qu’il n’a pas vraiment su l’utiliser convenablement. Il y a tout d’abord l’idée d’utiliser cette machine permettant de revivre les souvenirs que Nick peut observer à sa guise. Visuellement, le procédé fait mouche parce que la réalisatrice arrive parfaitement à gérer la transition entre les souvenirs et la vie réelle. De manière générale d’ailleurs, la direction artistique et les décors sont assez remarquables. La photographie de Paul Cameron qui joue beaucoup sur les contrastes révèle également quelques jolies compositions. Mais on sent que le scénario aurait pu partir dans une direction plus ambitieuse. On se trouve en effet face à une sorte de thriller alliant romance et science-fiction qui n’arrive pas toujours à gérer le mélange de genres. Et l’omniprésence de la voix-off du personnage de Nick fatigue quelque peu et n’apporte pas d’éléments intéressants.

Ce n’est pas pour autant que le film est un ratage total parce qu’il présente quelques bonnes idées, notamment lorsqu’on découvre les différentes utilisations de cette machine à souvenirs. Mais il laisse tout de même une forte impression de déjà-vu. Hugh Jackman et Rebecca Ferguson avaient d’ailleurs déjà partagé l’affiche de The Greatest Showman et leurs personnages présentent étrangement des caractéristiques assez similaires : Rebecca Ferguson joue la carte de la séduction à fond, tandis que Hugh Jackman semble porter tout le poids du monde sur lui. En tout cas, leur alchimie fonctionne plutôt bien, même si leur histoire d’amour aurait mérité plus de subtilité. Et on n’aurait pas dit non à une place plus importante pour Thandiwe Newton, tant l’actrice confirme qu’elle maitrise les rôles de badass.

Même s’il ne restera pas dans les mémoires (elle était facile), Reminiscence prouve que Lisa Joy a tout d’une grande cinéaste. Il ne manque plus qu’un scénario plus solide et un soupçon d’ambition.

+ : Hugh Jackman et Rebecca Ferguson

– : un manque d’ambition

LA scène : le dernier message de Mae

  • Note : 2,5 / 5

La bande-annonce:

Un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.