Boîte Noire

Boîte Noire débute dans le cockpit d’un avion : alors que les deux pilotes s’apprêtent à manger, la caméra s’éloigne progressivement pour nous emmener à l’arrière de l’appareil. Tout semble se dérouler parfaitement jusqu’à ce que l’on quitte les cabines et que l’on se trouve face à la boîte noire. Dès lors, on entend des bruits sourds puis des cris, avant que le silence et le noir ne gagnent l’écran. L’avion vient de s’écraser contre une montagne. Mathieu Vasseur, jeune acousticien du BEA, est chargé d’analyser le contenu de la boîte noire pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé. Mais l’enquête prendra très vite des proportions énormes qui risquent de bouleverser la vie du jeune homme.

Thriller haletant, Boîte Noire est la bonne surprise de cette fin de l’été. Le mystère de l’enquête se maintient d’un bout à l’autre, grâce au bon dosage du suspense. Le spectateur tente lui aussi de comprendre ce qu’il s’est passé dans les dernières minutes du vol, même s’il n’a guère l’oreille aussi affûtée que celle du personnage principal. Les séances d’écoute du contenu de la boîte noire font alors partie des meilleurs moments du long-métrage, tant la tension est à son comble. D’ailleurs, de manière générale, un immense travail a été fait sur le son du film, extrêmement maîtrisé et pointu, tout comme le montage. Dommage toutefois que le long-métrage souffre de quelques redondances narratives, dues notamment à sa durée excessive (près de 2h10). On fermera aussi les yeux face aux quelques facilités scénaristiques, qui paraissent tout de même un peu grosses.

Malgré tout, l’intérêt reste intact grâce entre autres à l’excellente performance de Pierre Niney, présent dans presque toutes les scènes. L’acteur confirme qu’il est l’un des meilleurs comédiens français du moment. Il efface un peu ses partenaires de jeu qui, du coup, peinent à s’imposer. Il faut dire qu’ils ne bénéficient pas non plus du même soin d’écriture concernant leurs personnages.

En bref, Boîte Noire part donc d’une idée de départ toute simple mais qui fonctionne parfaitement, notamment grâce au soin apporté au scénario qui réussit à captiver les spectateurs jusqu’à la toute fin. Personnellement, j’aurais cependant clôturé le film cinq minutes avant la fin, sur un plan assez emblématique, au lieu de proposer un épilogue un peu bateau.

+ : Pierre Niney et le travail sur le son

 : un peu long

LA scène : la première écoute de la boîte noire

  • Note : 4 / 5

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