Eiffel

Librement inspiré de faits réels, Eiffel revient sur les enjeux autour de la construction du fameux monument parisien à travers les yeux de son créateur, Gustave Eiffel, partagé entre ses ambitions et la passion qu’il voue pour Adrienne, son ancien amour de jeunesse qu’il n’a pas revue depuis 20 ans et qui est désormais mariée à un journaliste. Romain Duris prête ses traits à l’inventeur français, tandis qu’Emma Mackey interprète Adrienne, le tout devant la caméra de Martin Bourboulon.

Peut-être que si Gustave Eiffel avait été incarné par un autre acteur que Romain Duris, mon opinion sur ce long-métrage aurait été différent. Il faut dire que le comédien français ne fait clairement pas partie de mes favoris. J’ai toujours eu du mal avec son jeu et ce film n’a pas aidé. Pourtant, l’idée de départ était intéressante : se concentrer sur les prémisses de la construction de la tour Eiffel et des débats autour de ce projet pharaonique. En ce sens, le film de Martin Bourboulon remplit son cahier des charges car, même si certaines thématiques auraient pu être approfondies, il aborde entre autres les questions financières et techniques, ainsi que la diversité des opinions face à la construction de la tour. De même, le film soigne sa direction artistique en proposant notamment une bonne reconstitution de la Belle Epoque.

Le problème (ou en tout cas, mon problème) reste le personnage de Gustave Eiffel dont on peine parfois à saisir les véritables pensées, notamment dans sa relation avec Adrienne. Il n’y a absolument rien à reprocher à Emma Mackey qui illumine l’écran dès qu’elle apparait, mais son personnage est plutôt creux. Du coup, forcément, je trouve que l’alchimie entre les deux comédiens ne prend pas et cela devient compliqué de croire en cette histoire d’amour censée guider les actions de l’inventeur français. L’émotion et les frissons ne sont jamais au rendez-vous alors qu’ils devraient être le moteur du long-métrage. Et ce n’est pas le pseudo-mystère autour de leur séparation qui nous tiendra en haleine (même si la révélation du pourquoi du comment fait son effet). Au contraire, le long-métrage souffre parfois de quelques longueurs, notamment en fin de parcours.

Sans être une véritable catastrophe, Eiffel reste un divertissement correct qui a au moins le mérite de montrer que le cinéma français ose encore faire des films avec un budget conséquent et qui sort un peu des sentiers battus. Mais si, comme moi, vous êtes hermétiques au jeu de Romain Duris, la séance risque d’être longue…

+ : Emma Mackey et les enjeux autour du projet

 : Romain Duris et des longueurs

LA scène : le pourquoi du comment

  • Note : 3 / 5

La bande-annonce:

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