Aline

Dernière d’une famille de 13 enfants, la jeune Aline Dieu a une voix en or. Elle n’a que 12 ans lorsqu’un producteur québécois décide de la prendre sous son aile. Les années passent et alors que son succès devient planétaire, Aline n’a d’yeux (!) que pour son manager qu’elle épousera bientôt.

Si cette histoire vous rappelle vaguement quelque chose, c’est tout à fait normal puisque le nouveau long-métrage de Valérie Lemercier rend hommage à Céline Dion. En plus de réaliser le film, la comédienne française prête également ses traits à la star internationale. Sans être un biopic fidèle, Aline s’inspire très largement de la vie de la chanteuse canadienne pour nous raconter son parcours depuis son enfance jusqu’à nos jours. Pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

Valérie Lemercier a beau être une fan absolue de Céline Dion, on peine à comprendre ce qu’elle a voulu faire avec ce long-métrage qui retrace la vie entière de la chanteuse. Ce choix narratif empêche de développer convenablement des thématiques ou des états d’âme des personnages. A la place, on se trouve face à une série de scènes qui s’enchaînent parfois sans grande logique ou avec une temporalité peu claire. Et honnêtement, peu d’éléments de l’intrigue sont surprenants ou totalement novateurs, tant le parcours de Céline Dion a été médiatisé dans les moindres détails.

Mais peut-être ce qui pose le plus problème, c’est la volonté de Valérie Lemercier d’incarner la star à tous les âges. Les effets numériques qui permettent d’avoir une Aline à 12 ans, comme à 50, frisent le ridicule et nous font tout de suite sortir du film. La comédienne semble être perdue et n’arrive jamais à convaincre ou émouvoir, notamment dans les scènes de concert. Ce dernier aspect est par ailleurs le plus décevant du long-métrage, tant Valérie Lemercier ne maîtrise pas du tout le playback, en plus de ne pas savoir comment filmer ces scènes. Encore heureux que l’actrice n’ait pas osé chanter et qu’elle ait fait appel à la chanteuse Victoria Sio dont la voix peut prétendre rivaliser avec celle de Céline Dion. Il s’agit d’ailleurs du seul aspect positif du film. On peut aussi se demander pourquoi l’origine canadienne de la chanteuse a été conservée puisque Valérie Lemercier n’arrive pas du tout à s’exprimer avec un accent québécois.

Que la réalisatrice française aime et respecte profondément Céline Dion, on peut le comprendre et c’est tout à son honneur, mais d’autres choix plus intelligents auraient permis d’éviter un film aussi insipide et aussi autocentré. Avec un scénario plus resserré et une autre actrice (qui maîtrise le play-back…), Aline aurait nettement gagné en puissance.

+ : Victoria Sio qui interprète les chansons

 : Valérie Lemercier

LA scène : « Titanic » aux Oscars

  • Note : 1 / 5

La bande-annonce :

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