House of Gucci

Plus rien ne semble arrêter Ridley Scott ! Quelques semaines seulement après la sortie de The Last Duel, le réalisateur se trouve à nouveau sous les projecteurs en nous présentant House of Gucci, une fresque de 2h30 racontant les coulisses de la célèbre marque de luxe et notamment les événements qui ont amené à l’assassinat de son héritier Maurizio, prémédité par son ex-femme Patrizia Reggiani. Malgré un casting cinq étoiles réunissant Lady Gaga, Adam Driver, Jared Leto, Al Pacino, Jeremy Irons et Salma Hayek, le long-métrage est loin d’être une franche réussite.

La bande-annonce laissait présager un film incisif voire corrosif, où les manigances des personnes du clan Gucci seraient légion et où la tension monterait à petit feu avant d’exploser. Il n’en est rien. La faute certainement à un scénario qui part dans tous les sens et qui ne parvient pas à trouver son ton. Résultat, l’écriture des personnages est plus qu’inconsistante et leurs actions peinent à être justifiées. Et bien évidemment, le fait qu’ils soient tous imbus d’eux-mêmes et antipathiques ne joue absolument pas en faveur de leur capital sympathie. Le temps parait long, très long et ce n’est que dans le dernier tiers que les choses deviennent vraiment intéressantes.

Il reste heureusement les acteurs qui arrivent à nous maintenir un tantinet éveillés grâce à des performances plutôt acceptables, bien que ça ne soit pas le cas de tous (coucou Jared Leto qui en fait des caisses). En connaissant le potentiel d’Adam Driver, on peut légitimement regretter que le comédien n’ait pas plus de choses à se mettre sous la dent, d’autant que son duo avec Lady Gaga, très à l’aise, fonctionne bien. Et que dire de cet accent italien qui pénalise la prestation de tous les acteurs plus qu’il ne la bonifie. On aurait pu s’en passer, tout comme la plupart des choix musicaux bien clichés qui rythment le long-métrage. Un peu plus de subtilité n’aurait fait de mal à personne.

Finalement, le talent de metteur en scène de Ridley Scott est indéniable, mais le réalisateur semble être plus à l’aise avec des projets plus ambitieux que lorsqu’il ne s’intéresse qu’à une poignée d’individus. Sans être irregardable, House of Gucci risque donc de ne pas laisser un souvenir impérissable dans la tête des spectateurs.

+ : Adam Driver

 : mal écrit et trop long

LA scène : le repas après le défilé

  • Note : 1,75 / 5

La bande-annonce :

2 commentaires

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