Auteur : cinemathequedeclelia

1917

1917 est sans doute le film événement de ce début d’année. Déjà reparti des Golden Globes avec les prix du meilleur film dramatique et du meilleur réalisateur, et nommé dix fois aux Oscars, le long-métrage de Sam Mendes mérite amplement toutes ses récompenses. Inspiré par les récits de son grand-père qui a combattu durant la Première Guerre mondiale, le réalisateur britannique nous raconte la périlleuse mission de deux soldats chargés de transmettre un message d’une extrême importance à un autre bataillon pour éviter la mort de 1600 soldats. Mais surtout, Sam Mendes a choisi de construire son film comme un gigantesque plan-séquence qui le transforme alors en une expérience aussi immersive qu’impressionnante. (suite…)

The Farewell

Tout juste lauréate du Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie, Awkwafina est à l’affiche du film The Farewell (L’adieu en vf), mis en scène par Lulu Wang. Dans cette dramédie, elle incarne Billi, une jeune sino-américaine qui vit à New York et qui apprend que sa grand-mère est atteinte d’un cancer des poumons en phase terminale. Se pliant à une tradition chinoise, toute la famille décide pourtant de cacher cette nouvelle à la grand-mère et d’organiser un faux mariage pour que tous les membres soient réunis afin de passer les derniers moments en sa compagnie. Mais il sera très difficile pour Billi, très proche de sa mamie, de ne pas lui révéler la vérité. (suite…)

Play

Le genre du found footage est souvent utilisé dans les films horrifiques : vous savez, il s’agit du procédé qui veut nous faire croire que les images du film que nous regardons sont issues d’une caméra personnelle. Cela donne un côté amateur au film qui, c’est vrai, est souvent exploité dans les films d’horreur (Le Projet Blair Witch ou Paranormal Activity). Pour leur troisième collaboration, le réalisateur Anthony Marciano et l’acteur Max Boublil ont choisi ce style esthétique pour nous raconter la vie de Max, qu’il a filmée depuis ses treize ans en 1993. Vingt ans plus tard, Max nous montre ses images qui retracent son adolescence et son entrée dans la vie d’adulte, entre rires et larmes, toujours accompagné de ses fidèles amis. (suite…)

Little Women

2020 ne pouvait pas mieux commencer puisque la première séance de cette nouvelle décennie a été consacrée à Little Women, adapté du célèbre roman de Louisa May Alcott (connu en français sous le titre des Quatre Filles du Docteur March), revu par l’actrice et réalisatrice américaine Greta Gerwig (Lady Bird). Je sais que je suis la première à me plaindre de la quantité astronomique de remakes, reboots, sequels et spinoffs qu’on nous propose, mais j’avoue que cette nouvelle adaptation avait absolument tout pour me plaire : une histoire intemporelle avec des personnages féminins attachants, une réalisatrice en vogue et surtout, un casting tout simplement grandiose. Sans surprise, le film est une belle réussite. (suite…)

Cats

Difficile de croire que mon année cinématographique 2019 se termine avec cette horrible adaptation de la comédie musicale Cats. J’avoue qu’à part le titre phare Memory, je ne connaissais pas l’histoire, ni les chansons, mais j’étais quand même curieuse de voir comment le réalisateur britannique Tom Hooper allait se dépatouiller avec ce nouveau défi. La comédie musicale a certes eu du succès, elle est loin d’être la plus facile d’accès : elle met en scène une troupe de chats qui entrent en compétition pour savoir lequel sera choisi par le vieux chat pour être l’élu et accéder à une nouvelle vie (oui, je sais, c’est un peu farfelu). En plus de cela, je restais sur un avis mitigé concernant la précédente adaptation d’un musical par Tom Hooper : Les Misérables, sorti en 2012, dont la réalisation ne m’avait pas vraiment convaincue à cause de l’abondance de gros plans et le manque d’ambition visuelle. Autant dire que lorsque la bande-annonce de Cats est arrivée sur nos écrans, le pire était à craindre et la séance en salle ne put que confirmer les premiers ressentis : c’est une cat(s)astrophe (pardon). (suite…)

Charlie’s Angels

Pour son deuxième passage derrière la caméra après le dispensable Pitch Perfect 2, l’actrice et réalisatrice Elizabeth Banks a choisi de relancer la franchise Charlie’s Angels, adapté de la série télévisée des années 1970. Si deux adaptations sur grand écran avaient déjà vu le jour en 2000 et 2003 avec un trio d’anges composé de Cameron Diaz, Lucy Liu et Drew Barrymore, Elizabeth Banks s’est chargée de recomposer une nouvelle triade d’espionnes pour raconter une histoire qui se situe dans la continuité de l’univers présenté en 1976. (suite…)

Star Wars : The Rise of Skywalker

Déjà aux commandes de The Force Awakens, J.J. Abrams revient derrière la caméra pour mettre fin à la troisième trilogie Star Wars avec ce neuvième épisode intitulé The Rise of Skywalker (l’Ascension de Skywalker en VF). Si on nous présente ce film comme celui qui doit clôturer la saga, on sait pertinemment que Disney tient une mine d’or entre ses mains et que l’univers Star Wars n’est clairement pas prêt de quitter le paysage audiovisuel (les enjeux financiers sont trop importants). Il n’empêche que J.J. Abrams devait faire en sorte de satisfaire une horde de fans, certains déçus des directions de cette nouvelle trilogie, en particulier du précédent volet, The Last Jedi, qui a fait couler beaucoup d’encre, d’autres convaincus que l’épisode huit est le meilleur opus de la saga. Une tâche complexe, qui risque à nouveau de diviser les spectateurs, tant le film n’est pas exempt de défauts. De mon côté, je continue à maintenir mon discours habituel lorsqu’il s’agit de Star Wars : n’étant pas une fan absolue de la sage, mais ayant plutôt apprécié les derniers volets, je vais tenter de relever les points positifs et les problèmes de ce film d’un point de vue « externe », en imaginant qu’ils rejoindront peut-être l’avis des afficionados de l’univers. Comme d’habitude, la critique ne contiendra aucun spoiler, vous pouvez donc la lire sans risque. (suite…)