oscars

1917

1917 est sans doute le film événement de ce début d’année. Déjà reparti des Golden Globes avec les prix du meilleur film dramatique et du meilleur réalisateur, et nommé dix fois aux Oscars, le long-métrage de Sam Mendes mérite amplement toutes ses récompenses. Inspiré par les récits de son grand-père qui a combattu durant la Première Guerre mondiale, le réalisateur britannique nous raconte la périlleuse mission de deux soldats chargés de transmettre un message d’une extrême importance à un autre bataillon pour éviter la mort de 1600 soldats. Mais surtout, Sam Mendes a choisi de construire son film comme un gigantesque plan-séquence qui le transforme alors en une expérience aussi immersive qu’impressionnante. (suite…)

The Wife

The Wife a bien failli être le film qui aurait permis à Glenn Close de remporter enfin un Oscar, mais l’Académie en a décidé autrement (Olivia Colman mérite amplement sa statuette). Adapté du roman éponyme écrit par Meg Wolitzer, le film raconte l’histoire d’un auteur américain, Joseph Castelman qui s’apprête à recevoir le Prix Nobel de littérature. Il se rend alors à Stockholm avec son épouse Joan qui semble ne plus trop supporter son mari pour des raisons encore mystérieuses. Mais la vérité risque d’éclater au grand jour mettant en péril la carrière de Joseph, ainsi que son couple. (suite…)

If Beale Street Could Talk

Adapté du roman de James Baldwin, If Beale Street Could Talk est le nouveau long-métrage de Barry Jenkins, réalisateur de Moonlight qui a reçu l’Oscar du meilleur film il y a deux ans (lors de la fameuse bourde durant laquelle La La Land avait d’abord été annoncé vainqueur). Situé dans le Harlem des années 1970, il raconte l’histoire de Tish et Fonny, follement amoureux l’un de l’autre et qui s’apprêtent à devenir parents. Mais Fonny est soudainement arrêté et emprisonné pour un viol qu’il n’a pas commis…

Voilà encore un autre film avec lequel je ne vais pas me faire que des amis. (suite…)

Vice

Après The Big Short dans lequel il revenait sur la crise des subprimes de 2008, le réalisateur et scénariste américain Adam McKay continue de nous présenter des faces cachées de l’histoire américaine récente en se consacrant cette fois à l’un des plus puissants hommes de l’ombre : Dick Cheney, vice-président de George W. Bush de 2001 à 2009. Vice nous emmène ainsi dans les coulisses du pouvoir américain, à la rencontre d’un homme à l’influence considérable qui a gravi les échelons discrètement jusqu’à la vice-présidence qui lui a permis de mener un président à la baguette. (suite…)

The Favourite

Réalisé par Yorgos Lanthimos, The Favourite nous plonge dans l’Angleterre du début du 18e siècle, à la cour de la reine Anne (Olivia Colman). Ayant une santé fragile, la souveraine montre peu d’intérêt dans le gouvernement de son royaume et préfère s’adonner à des activités futiles. Elle passe notamment beaucoup de temps avec son amie et confidente, Lady Sarah (Rachel Weisz), qui en profite pour influencer ses décisions politiques. Mais l’arrivée à la cour d’Abigail (Emma Stone) va remettre en cause la place de favorite de Lady Sarah, provoquant ainsi une vive animosité entre les deux femmes qui vont se disputer les faveurs de la reine. (suite…)

Beautiful Boy

Ceux qui me lisent régulièrement se rappellent peut-être de ma critique de Ben Is Back, publiée il y a quelques semaines, dans laquelle je vous expliquais que le film de Peter Hedges avait de nombreux points communs avec Beautiful Boy réalisé par Felix Van Groeningen. Les deux longs-métrages explorent en effet le sujet de l’addiction en mettant l’accent sur la relation entre un parent et son adolescent. J’évoquais entre autres la possibilité d’un ressenti différent suivant l’ordre de visionnage des deux films. Encore une fois, je ne cherche pas à comparer directement les deux œuvres (alors que c’est extrêmement tentant), mais je pense fortement que d’avoir vu Beautiful Boy avant Ben Is Back a eu une influence sur mon avis. Et histoire d’en être certaine, je suis même retournée voir Beautiful Boy au cinéma pour confirmer ma position. (suite…)

Green Book

Inspiré d’une histoire vraie, Green Book suit la tournée américaine d’un pianiste noir et de son chauffeur blanc dans les années 1960. Le titre est tiré du Negro Motorist Green Book, un guide publié au milieu du XXe siècle qui référençait les hôtels et les restaurants dans lesquels les noirs étaient acceptés. C’est l’habitué aux comédies un peu potaches Peter Farrelly qui réalise ce long-métrage (sans son frère Bobby) pour lequel il fait preuve d’une belle sobriété en nous livrant un sympathique road-movie qui nous fait passer un bon moment. (suite…)

Lady Bird

Christine McPherson, qui préfère qu’on l’appelle Lady Bird, est en dernière année d’un lycée catholique de Sacramento. Elle rêve secrètement de poursuivre des études dans une grande université de la côte Est. Mais sa famille a des problèmes financiers qui pourraient bien compromettre ses plans…

Ecrit et réalisé par Greta Gerwig, qui se serait inspirée de sa propre histoire, Lady Bird a déjà remporté de nombreux prix dans plusieurs cérémonies et a même battu des records de notes sur le célèbre site Rotten Tomatoes. Ces récompenses sont-elles pour autant méritées ? (suite…)