Le Sens de la Fête

Si vous avez l’habitude de me suivre sur ce blog, vous avez sans doute remarqué qu’il y a très peu de critiques de films français. Je dois avouer que j’ai de la peine avec le cinéma français, surtout depuis quelques années. Mais puisque Nos Jours Heureux et Tellement Proches font partie des rares long-métrages français que j’affectionne, je me suis laissée tenter par la nouvelle réalisation d’Eric Toledano et Olivier Nakache : Le Sens de la Fête. Le film, qui se déroule le temps d’une journée, nous montre les coulisses des préparatifs de la réception d’un mariage, organisé par un traiteur (Jean-Pierre Bacri).

Comédie chorale, le film trouve sa force dans l’écriture des interactions entre ses personnages, bien que ces derniers soient parfois très caricaturaux. Mais c’est surtout l’interprétation du génialissime Jean-Pierre Bacri qui sort du lot. L’acteur, grâce à son phrasé, ses tics et son côté un peu ronchon, porte véritablement le film sur ses épaules. Son cynisme et son second degré fonctionnent merveilleusement bien dans ce contexte – mais si vous êtes hermétiques à son jeu, ne vous attardez pas. Les autres acteurs, en revanche, délivrent des performances correctes, sans plus (attention au surjeu par moment). Notons cependant la bonne écriture du personnage du marié (incarné par Benjamin Lavernhe), complètement antipathique mais dont les rencontres avec les autres personnages font mouche.

Malheureusement, le film ne parvient guère à être aussi pétillant et émouvant que les précédentes réalisations du duo. Loin de provoquer de véritables fous rires, les gags sont souvent répétés, parfois jusqu’à épuisement (une vanne par personnage, utilisée tout le long du film). Si le rythme au sein des scènes est bien géré, l’ensemble parait un peu longuet (probablement dû à la répétition des gags et de certaines scènes, et au fait qu’on se trouve toujours dans le même lieu) et surtout prévisible (aucune surprise scénaristique). Finalement, on est également face à de la répétition lorsqu’on touche à la mise en scène : soit on suit Bacri dans les couloirs, soit on assiste à des conversations champ-contre-champ (et bonjour le nombre de faux-raccords – je les remarque rarement au premier visionnage mais là, il y en avait assez pour le relever).

Bref, Le Sens de la Fête reste un divertissement correct pour ceux qui n’en attendent pas beaucoup, mais trop ordinaire pour ceux qui sont davantage pointilleux.

 

+ : Jean-Pierre Bacri

– : répétition des gags, scénario trop prévisible

LA scène : le ballon-lune

  • Note : 2 / 5

 

 

 

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