L’Empereur de Paris

Réalisé par Jean-François Richet, L’Empereur de Paris s’intéresse à la figure emblématique d’Eugène-François Vidocq, un ancien bagnard qui est devenu indicateur pour la préfecture de police dans le Paris du début du 19e siècle. Vincent Cassel prête ses traits à ce héros populaire dans un divertissement plutôt convaincant.

Quelques mois après la grande déception que fut Un Peuple et Son Roi, on se réjouit de voir enfin un bon film historique français qui sait mélanger action et émotion. Alors oui, L’Empereur de Paris a des défauts, mais ils n’empêchent pas le bon déroulement de la séance. Il faut par exemple prendre son mal en patience car l’intrigue met du temps avant de décoller. Richet s’attarde sur la présentation de son personnage principal qu’on parvient pourtant à cerner dès les premières scènes. Ce n’est que lorsque Vidocq commence à fournir des informations au directeur de la Sûreté que le rythme s’accélère et que les enjeux prennent forme. Et même si on peut regretter la prévisibilité de l’intrigue et ses quelques facilités scénaristiques, la deuxième partie du film suffit à nous faire passer de bons moments grâce à l’efficacité de ses scènes d’action, plutôt bien réalisées.

Beaucoup de soin a également été apporté aux décors et aux costumes qui nous plongent directement dans l’ambiance de l’Empire. Fait assez rare pour le souligner, la bande-originale composée par Marco Beltrami et Marcus Trumpp a été intelligemment insérée pour sublimer l’image lorsque celle-ci en avait besoin et se faire discrète quand c’était nécessaire.

Portant véritablement le film sur ses épaules, Vincent Cassel incarne à merveille ce Vidocq ténébreux, silencieux mais très charismatique. Ses partenaires peinent parfois à exister face à lui (Freya Mavor ou Denis Ménochet auraient mérité plus d’attention par exemple). L’écriture du personnage de Patrick Chesnais, qui interprète le directeur de la Sûreté, surprend un peu par son humour et son décalage, mais le comédien reste très bon. Même s’il est peu présent, Fabrice Luchini nous fait du classique Luchini. Par contre, Olag Kurylenko a tendance à surjouer par moment (certains de ses dialogues ne sonnent pas particulièrement très justes).

Si, comme moi, les films historiques vous passionnent, vous serez sans doute ravis de découvrir cet Empereur de Paris, très bien produit et avec à sa tête un comédien investi et talentueux.

 

+ : Vincent Cassel et la production

 : le scénario

LA scène : la scène de l’incendie

  • Note : 3,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

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