The Devil All The Time

Une fois n’est pas coutume, c’est une sortie Netflix qui a le droit à sa critique sur le blog. The Devil All The Time est un long-métrage réalisé par Antonio Campos et adapté du roman éponyme de Donald Ray Pollock qui prête également sa voix au narrateur pour nous conter cette histoire. On y fait la rencontre de plusieurs individus dont les destins vont s’entremêler dans l’Amérique des années 1950-1960, sur fond de religion et de violence.

Vous imaginez bien que je ne me suis pas tournée vers ce film à cause de son synopsis, mais bien à cause de la présence d’un casting démentiel qui porte véritablement le film sur ses épaules (et accessoirement, c’est Jake Gyllenhaal qui le produit). Bill Skarsgard incarne un soldat qui rentre de guerre et qui épouse une jeune serveuse (Halley Benett). De leur union naîtra un fils, Arvin, dont la vie va basculer d’un jour à l’autre. On le retrouvera quelques années après, sous les traits de Tom Holland, qui cherchera à suivre les traces de son père. Il devra notamment gérer la présence d’un nouveau pasteur, interprété par Robert Pattinson, qui aura bien des choses à se faire pardonner. Il y a aussi le couple Jason Clarke-Riley Keough aux pratiques sordides, le shérif Sebastian Stan, loin d’être parfait, ou encore les époux Harry Melling et Mia Wasikowska, dont on suivra surtout la vie de leur fille, jouée par Eliza Scanlen.

Comme nous l’explique la voix-off, tout ce beau monde sera amené à un moment ou à un autre à se rencontrer. Il ne faut donc pas s’attendre à un film rempli d’action, mais plutôt à un slow-burn qui prend vraiment son temps pour nous raconter cette histoire. Il est vrai que le rythme risque de déstabiliser certains spectateurs, mais avec un casting de la sorte, on ne peut pas s’ennuyer longtemps. Mais en même temps, la tournure des événements ne révèle pas de grande surprise. On comprend dès les premières minutes du film que la violence sera constante (attention aux âmes sensibles) et que la religion aura une emprise importante sur le destin des personnages. Il suffit dès lors de se laisser porter par les performances des acteurs, sans vraiment prêter attention au reste, ni chercher à analyser le film dans ses moindres détails. Le long-métrage aurait d’ailleurs pu se passer de la voix-off de Donald Ray Pollock qui met des mots sur des choses évidentes, sans apporter d’éléments intéressants (les acteurs sont assez bons pour nous transmettre le message).

Si The Devil All The Time n’est clairement pas la meilleure production de l’année, le long-métrage reste d’assez bonne facture et peut compter sur ses excellents comédiens pour raconter cette sombre histoire.

 

+ : le casting

– : la présence de la voix-off

LA scène : la confrontation Tom Holland – Robert Pattinson

Note : 3,5 / 5

 

La bande-annonce :

 

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