Wonder

Réalisé par Stephen Chbosky (The Perks of Being a Wallflower) et adapté du roman du même nom, Wonder raconte l’histoire d’August Pullman, un petit garçon né avec une malformation du visage l’ayant empêché de se rendre à l’école jusqu’à présent. Mais aujourd’hui est un grand jour puisqu’il se prépare à affronter sa première rentrée scolaire…

Voici le coup de cœur de fin d’année auquel je ne m’attendais pas : une histoire très émouvante qui traite de la différence et de l’intégration. Mais attention, que les allergiques aux bons sentiments passent leur chemin car le film en est bondé. De nombreuses scènes risquent aussi de vous mouiller l’œil (même si par moment cela manque un peu de subtilité), donc si vous n’êtes pas adeptes des films tire-larmes, Wonder n’est pas pour vous. Pour les autres, vous apprécierez le fait d’avoir devant vous un genre de film qu’on ne voit pas souvent dans le paysage cinématographique et qui au final fait beaucoup de bien.

Loin d’être parfait, Wonder a au moins le mérite de ne pas se contenter de nous présenter une narration simple puisqu’on change de point de vue à plusieurs reprises : le changement de narrateur permet ainsi d’apporter un nouveau regard sur les événements qui ont eu lieu ; une manière de nous dire que les apparences sont parfois trompeuses et qu’il faut apprendre à connaître quelqu’un avant de le juger. Des idées peut-être trop niaises pour certains mais le tout est raconté avec une telle sincérité que finalement, la dose de bons sentiments parait légitime. Cela permet également de ne pas uniquement se consacrer à August, mais de voir comment sa famille, surtout sa sœur, doit gérer sa différence. Et bien évidemment, le contexte de l’école, cet environnement dans lequel les enfants ne se font pas de cadeaux même au plus jeune âge, s’avère être le meilleur angle pour aborder le sujet de l’intégration.

On connaissait déjà le talent précoce de Jacob Tremblay (vu dans Room) et le jeune acteur délivre à nouveau une belle performance, tout en sachant que son visage est en grande partie caché par sa prothèse. C’est grâce à sa voix et à son regard qu’il apporte de la subtilité. Sa mère est interprétée par une Julia Roberts touchante et son père porte les traits d’Owen Wilson qui amène une touche humoristique. Mais personnellement, j’ai été conquise par le jeu du jeune Noah Jupe (vu récemment dans Suburbicon dans lequel il incarnait le fils de Matt Damon) qui joue un des camarades d’August avec une vraie douceur. Il a définitivement un avenir prometteur.

Mélodrame par excellence, Wonder est à réservé aux fans du genre qui seront forcément touchés par cette histoire. Préparez les mouchoirs !

 

+ : le casting – Jacob Tremblay et Noah Jupe en tête

– : trop tire-larmes par moment (à doser)

LA scène : la rentrée

  • Note : 4 / 5

 

7 commentaires

    1. J’ai eu les larmes aux yeux pendant la moitié du film… je sais que c’était facile par moment mais voilà, mon petit coeur est sensible haha ! Mais comme je l’ai dit, je comprends que certains trouvent le film too much… ça dépend des goûts.
      Comme d’habitude, j’attends ton éventuel retour 😉

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  1. J’ai tellement aimé le film qui était à la fois hilarant et émouvant! Je me demandais justement s’ils allaient faire en sorte de faire apparaître les différents points de vue, je suis heureuse qu’ils l’aient fait et j’espère aller le voir bientôt 🙂

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