Isle of Dogs

Dans un Japon dystopique, une épidémie de grippe canine se propage chez les chiens de la ville de Megasaki. En réaction, le maire décide d’envoyer tous les chiens en quarantaine sur une île de déchets. Un jeune garçon de 12 ans, Ataki, vole un avion et se rend sur place pour retrouver son chien Spots. Une fois sur l’île et aidé d’une meute de cinq chiens, il va découvrir qu’une conspiration menace la ville…

Nouveau film issu de l’imagination de Wes Anderson, Isle of Dogs est un petit bijou d’animation réalisé en stop-motion. Si vous êtes peu réceptifs à ce genre d’images et que vous préférez les films des grands studios, mieux vaut passer votre chemin car l’univers de ce Isle of Dogs est très particulier. N’étant pas spécialement fan de ce procédé, j’ai tout de même passé un bon moment. Les décors, les maquettes et les marionnettes ont été élaborés avec soin. On apprécie la diversité des cadrages et les petits détails qu’offre la profondeur de champ. Ajoutez à cela des références à la culture japonaise et une belle musique d’Alexandre Desplat et vous obtiendrez quelque chose de très homogène.

L’histoire, racontée sous la forme d’un conte, peut bien évidemment se lire comme une déclaration d’amour aux chiens et illustre la quête de ce petit garçon prêt à tout pour retrouver son chien sur cette île. Mais elle permet aussi d’y voir une critique de la société et un parallèle avec la situation de certaines populations mises à l’écart parce qu’elles deviennent « dérangeantes », ce qui en fait un film très actuel et probablement plus destiné aux adultes qu’aux enfants. Dommage toutefois que le rythme baisse un peu trop par moment et que l’intrigue soit assez prévisible. En revanche, c’est une excellente idée que d’avoir fait parler les chiens (le début du film nous indique que les « aboiements ont été traduits en anglais ») : cela donne des scènes drôles et un certain décalage lorsque les animaux sont confrontés aux hommes. D’ailleurs, certaines scènes en japonais ne sont pas même traduites, mais le propos se comprend grâce aux expressions du visage des personnages : procédé qui a néanmoins ses limites lorsqu’il faut traiter de scènes plus émouvantes. Pour couronner le tout, le film bénéficie d’un casting vocal cinq étoiles avec, entre autres, les voix de Bryan Cranston, Edward Norton, Bill Murray, Scarlett Johansson, Frances McDormand et j’en passe.

Isle of Dogs vaut donc le coup d’œil pour son animation et pour son histoire à plusieurs lectures. Et les fans de Wes Anderson devraient être ravis !

 

+ : l’animation en stop-motion

 : baisses de rythme et intrigue trop prévisible

LA scène : le duel pour déchiqueter le sac

  • Note : 3,75 / 5

 

 

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