Cinderella

Cinderella

65 ans après son dessin animé, les productions Disney nous proposent un nouveau film, cette fois en prises réelles, inspiré du conte Cendrillon de Charles Perrault. On aurait pu penser que cette version de 2015 nous offrirait son lot de nouveautés et de modernité, à l’image des autres réinterprétations des contes qui ont débarqué sur nos écrans ces dernières années (Alice in Wonderland, Snow White and the Hunstman, Maleficent). Et bien non : le film est une simple copie du dessin animé de 1950. Il diffère uniquement dans sa volonté d’approfondir la personnalité de certains personnages, notamment la belle-mère, brillamment interprétée par Cate Blanchett, ou le père de Cendrillon.

On est surpris de voir à quel point Cendrillon est niaise et cruche alors qu’on nous montre de plus en plus de personnages féminins forts dans le paysage audiovisuel actuel. Alors oui, le film est plein de bonnes volontés : on veut nous prouver que le courage et la bonté sont des valeurs essentielles, que l’amour transgresse les classes sociales, que les souris savent ouvrir des fenêtres ( ! )… sans toutefois être innovant et c’est bien dommage.

Il faut dire que le film part assez bien. La première partie nous plonge dans la vie de cette petite fille qui grandit entourée d’amour jusqu’au moment où sa mère meurt et son père se remet en couple. La confrontation avec la belle-famille est d’ailleurs bien amenée mais tout bascule dès la scène du bal : on entre alors dans un univers extrêmement kitsch, qui se ressent jusque dans les décors et les costumes.

Heureusement, le casting semble prendre un réel plaisir à se glisser dans la peau de ces personnages, Cate Blanchett la première, le véritable point fort de ce film. Richard Madden s’amuse également dans son rôle de prince un peu naïf et Lily James et sa robe de bal feront fantasmer les petites filles. On apprécie aussi les quelques touches d’humour, venant souvent des animaux (« I can’t drive, I’m a goose ! ») et de marraine la bonne fée (Helena Bonham Carter).

Une réinterprétation trop kitsch et trop niaise qui parviendra à satisfaire les enfants et les nostalgiques du dessin animé.

+ : le casting, avec Cate Blanchett en tête
: trop kitsch et trop niais
LA scène : la première rencontre avec le prince dans la forêt

  • Note : 2 / 5

 

6 commentaires

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