If Beale Street Could Talk

Adapté du roman de James Baldwin, If Beale Street Could Talk est le nouveau long-métrage de Barry Jenkins, réalisateur de Moonlight qui a reçu l’Oscar du meilleur film il y a deux ans (lors de la fameuse bourde durant laquelle La La Land avait d’abord été annoncé vainqueur). Situé dans le Harlem des années 1970, il raconte l’histoire de Tish et Fonny, follement amoureux l’un de l’autre et qui s’apprêtent à devenir parents. Mais Fonny est soudainement arrêté et emprisonné pour un viol qu’il n’a pas commis…

Voilà encore un autre film avec lequel je ne vais pas me faire que des amis. N’ayant pas lu le livre, je ne sais pas s’il adopte la même forme de narration, avec de nombreux flashbacks, mais j’ai trouvé le rendu du film très plat et surtout très lent. Pire que cela, j’ai eu beaucoup de peine avec le duo d’acteurs principaux qui ne m’a absolument pas transportée et dont l’alchimie laisse à désirer. Stephan James manque un peu de charisme, tandis que KiKi Layne doit se contenter d’un rôle assez faible qui est sans doute loin du potentiel qu’elle peut atteindre. Et forcément, puisque l’histoire d’amour constitue le cœur du récit, si on a de la peine à y croire, le film nous parait bien ennuyeux, d’autant que l’intrigue policière sert uniquement de prétexte pour pouvoir montrer à quel point ces personnages s’aiment, peu importe les difficultés qu’ils vont devoir affronter. Étonnement, le mélange des deux ne fonctionne pas très bien. Bien sûr, le traitement du racisme est toujours fait avec beaucoup de subtilité, mais il s’agit d’une histoire vue et revue.

La démarche de Barry Jenkins est compréhensible, mais la construction de son récit présente quelques imperfections. Le film a de gros problèmes de rythme (certaines scènes durent une éternité) et a tendance à tourner en rond (l’utilisation des flashbacks est poussive). En revanche, il faut avouer que l’esthétique a été particulièrement soignée. Déjà présent sur Moonlight, le directeur de la photographie James Laxton a opté pour de très beaux éclairages, qui reflètent la sensualité des personnages. Idem pour Nicholas Britell qui propose une jolie partition et qui risque de repartir avec l’Oscar de la meilleure bande-originale (puisque Justin Hurwitz n’est pas nommé… oui, je force !).

Malgré toute ma bonne volonté, j’ai vraiment eu de la peine à adhérer à cet If Beale Street Could Talk. Si je reconnais tout à fait les qualités visuelles du film, son histoire et ses acteurs ne m’ont guère convaincue.

 

+ : la photographie et la musique

– : le rythme et la longueur de certaines scènes

LA scène : l’annonce de la grossesse à la belle-famille

  • Note : 2 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

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