Tolkien

Je ne sais pas si c’est parce que la trilogie du Lord of the Rings fait partie de mes films préférés ou si c’est parce que l’ambiance m’a particulièrement touchée, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce Tolkien, réalisé par le cinéaste finlandais Dome Karukoski. Il y a de fortes chances pour que la plupart des spectateurs associent ce long-métrage à un énième biopic extrêmement classique qui ne révolutionnera pas le genre, mais de mon côté, le charme a opéré dès le départ.

Tolkien raconte la jeunesse de John Ronald Reuel Tolkien, l’écrivain à qui on doit notamment le Hobbit et la trilogie du Seigneur des Anneaux. Le film revient sur son adolescence dans la King Edward’s School de Birmingham où il se lie d’amitié avec trois autres camarades ainsi que sur ses jeunes années d’adulte pendant lesquelles il poursuit ses études à Oxford avant de servir son pays pendant la Première Guerre mondiale.

Comme évoqué plus haut, Tolkien sera probablement considéré comme un film quelconque par de nombreuses personnes. Je concède tout à fait que le scénario ne livre pas de surprise narrative et que l’ambiance des écoles anglaises a déjà été traitée à de nombreuses reprises dans le septième art (je pense notamment à The Riot Club avec lequel le film partage quelques similarités). Mais peu importe car le film cherche à véhiculer les valeurs chères à Tolkien que l’on retrouvera plus tard dans ses œuvres : l’amitié, la camaraderie, le courage ou encore l’amour qui seront les ciments de ses travaux. Ces éléments se construisent autour du contexte de la Première Guerre mondiale, événement tragique qui a profondément marqué Tolkien qui était au front pendant la bataille de la Somme. Le récit fait d’ailleurs des allers-retours avec ce pénible moment pour accentuer la douleur qu’il a engendrée. C’est notamment durant la représentation de la guerre que la mise en scène nous offre les plus beaux plans, dans une photographie léchée, tandis que le reste est beaucoup plus traditionnel.

Tolkien est également un film qui parle du langage. Plutôt bien écrit et doté de quelques savoureux dialogues, le long-métrage montre à quel point Tolkien était un amoureux des mots et des langues. On assiste à certaines scènes très poétiques durant lesquelles l’imagination de l’écrivain nous emporte (encore faut-il être sensible à ces élans lyriques).

Pour finir, le casting est particulièrement réussi. On apprécie que, pour une fois, les acteurs incarnant les versions adolescentes et adultes se ressemblent. Nicholas Hoult est impeccable dans le rôle de Tolkien et son alchimie avec Lily Collins, qui incarne son grand amour Edith Bratt, est touchante. Harry Gilby, qui interprète Tolkien plus jeune, fait également preuve d’une belle justesse pour son âge, comme ses camarades d’ailleurs.

Même si les scénaristes et le réalisateur semblent avoir pris des libertés par rapport à la véritable vie de l’écrivain, Tolkien reste donc une très belle surprise qui, je l’espère, saura vous toucher autant que ce fut le cas pour moi.

 

+ : les acteurs

– : très classique

LA scène : le premier dîner avec Edith

  • Note : 4,25 / 5 (Coup de cœur personnel)

 

La bande-annonce :

 

 

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